Le bleu est une couleur chaude
J’avais suivi l’aventure de cet album sur le blog de la jeune auteur Julie Maroh et c’est tout naturellement que je me suis jeté dessus à la librairie il y a quelques temps maintenant. Il faut dire que djou met les petits plats dans les grands, première édition chez Glénat, rien que ça !

Sur la forme, je suis fan évidemment, la bédé, Djou a ça dans les doigts et ça se voit ! Comme les auteurs de sa génération, elle se compose un style, mélange de la vieille école, du manga et du strip. Les plans se succèdent avec la facilité qu’on trouve chez les «grands», ils ont du flair chez Glénat !
Comme d’habitude, cette technique ne serait rien si pas au service d’un scénario qui tienne la route. C’est une histoire d’amour que nous sert Julie, ça aurait pu être bateau, tarabiscoté pour être rendu pseudo intéressant et bien ce n’est rien de tout cela car nous sommes ici en présence d’un auteur qui a des trucs à dire. Cette histoire nous replonge dans les années du lycée et traite de l‘éveil du désir et de la sexualité. Sujet pas évident de prime abord et cela devient carrément ardu puisque la jeune «héroïne» se découvre homosexuelle.
Pas de cliché, pas de partisianisme de la part de l’auteur — qui ne cache pas son homosexualité — mais de la sensibilité et une bédé qui vaut le coup d‘être lue, relue et qui ne laisse pas indifférent.